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11 novembre 2009 3 11 /11 /novembre /2009 11:06

Vous avez été 43 à répondre à mon sondage du 13 octobre et je vous en remercie.

Vos réponses à la question «Selon vous, quelle est la qualité principale de votre chien ?» ont été variées, émouvantes parfois, et reflètent la place croissante du chien à nos côtés.

 

La qualité la plus souvent admise est l'affection qu'il nous porte (16 réponses). Depuis la seconde partie du XXème siècle, le rôle du chien dans notre société à connu une profonde mutation. Autrefois apprécié pour ses talents de gardien ou de chasseur, il devait être utile, c'était un animal domestique. Aujourd'hui, nos relations avec lui sont basées sur l'attachement mutuel, puisqu'il fait partie de la famille et vit souvent dans la maison : il est devenu un animal familier.

8 personnes admirent ensuite la fidélité de leur compagnon. L'image du chien fidèle, dévoué à son maitre, reste très affirmée et une marque de pâtée pour chiens porte d'ailleurs le même nom.

Puis, vient la sociabilité (7 personnes). Un chien sympa avec tout le monde, qui interagit bien avec son environnement et qui s'adapte à toute les situations est un compagnon apprécié. Cette qualité, basée sur la relation aux autres, va de pair avec «l'affection».

Pour 5 personnes, l'obéissance reste néanmoins un point important, car elle permet au maître - parfois peu sûr de lui ou de son chien - de s'assurer du contrôle de son animal et de s'en faire respecter. Comme la fidélité, l'obéissance est une qualité traditionnelle du chien.

Enfin, viennent des réponses uniques : la patience, la complicité, la douceur, l'attention, la gentillesse, la bienveillance et la gaieté.

 

En vérité, il existerait presque autant de réponses que de maîtres... et de chiens. Les qualités de nos compagnons reflètent souvent nos propres attentes et nos espoirs, qui eux-mêmes sont issus de notre mode de vie ou de notre éducation.

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13 octobre 2009 2 13 /10 /octobre /2009 13:55
Selon vous, quelle est la qualité principale de votre chien ?

Merci d'envoyer votre réponse à :
marie.marchesseau@voila.fr
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1 octobre 2009 4 01 /10 /octobre /2009 16:28

Les premiers jeux entre chiots apparaissent vers l'âge de 3-4 semaines, lorsque le petit animal est capable de se tenir sur ses 4 pattes. Le jeu est une étape importante du processus de sociabilisation intraspécifique (la familiarisation à sa propre espèce), car il permet au jeune chien de vérifier quels comportements et postures sont acceptables ou pas pour ses congénères.

C'est également au cours du jeu que se met en place l'inhibition de la morsure : le chiot va apprendre à modérer la pression de sa mâchoire en fonction de la réaction suscitée par la morsure.

 

Plus largement, le jeu entre chiens vise à simuler un combat, mais aussi à se défouler, explorer son environnement, ou encore tester les réponses de ses congénères.

 

Enfin, le jeu entre le maître et son chien permet de tisser des liens ou de renforcer leur complicité. Il fait partie des contacts positifs qui participent à la socialisation de l'animal, à sa sociabilisation et qui assurent son bien-être.

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25 juin 2009 4 25 /06 /juin /2009 14:44

La vieillesse est une période délicate de la vie du chien qui requiert de la part de son maître un peu plus d'attentions. On considère généralement que les grands chiens entrent dans la vieillesse vers l'âge de 7 ou 8 ans, tandis que les petites races vers les 9 -10 ans.

Avec le temps, les capacités sensorielles et physiques de l'animal diminuent. L'ouïe, la vue et le flair se dégradent progressivement, ce qui le rend plus vulnérable et sensible à son environnement. Des pathologies gênantes peuvent également se développer, telle que l'arthrose.

Autrefois sociable et joueur, le vieux chien ressent davantage le besoin de s'isoler. Ses périodes de sommeil dépassent petit à petit ses périodes d'activité et son mode de vie doit devenir plus routinier, car le changement le perturbe. Il montre aussi moins d'enthousiasme pour le jeu et les promenades, et devient plus «chonchon» lorsqu'on le titille.

 

C'est donc au propriétaire de s'adapter au vieillissement de son compagnon. Il doit se montrer plus indulgent si son chien lui obéit moins promptement, plus patient s'il met du temps à se lever ou se déplacer, en adaptant notamment le rythme et la durée des promenades.

Le chien âgé apprécie également un lieu de repos plus confortable, un peu à l'écart de l'agitation de la maison (sans toutefois l'isoler !). Son rythme de vie doit rester le même en lui conservant ses repères rassurants. Enfin, son entourage doit éviter de le surprendre en se présentant toujours face à lui, afin d'aviter des agressions liées à la surprise ou la peur.

 

Nos vieux compagnons méritent d'être respectés et leurs maîtres se doivent de les entourer de leur affection. Pourtant, bon nombre de chiens âgés souffrent du désintérêt de leurs propriétaires, qui parfois n'hésitent pas à les abandonner. Pour autant, l'âge ne rend pas un chien moins intéressant, mais plus émouvant encore.

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7 mai 2009 4 07 /05 /mai /2009 15:16
 

Depuis des siècles, l'Homme s'agite pour savoir : l'animal pense-t-il ? A-t-il une forme de conscience ? Peut-on parler de psychologie animale ?

Au 17ème siècle, le grand philosophe (mais bien piètre éthologiste) Descartes, considère que nos chiens n'agissent que mécaniquement. Il rejette farouchement l'idée qu'un animal puisse agir par sa propre volonté, car, pense-t-il, il n'est qu'une machine aux rouages biens huilés.

 

Deux siècles plus tard, le courant behaviouriste défend la thèse selon laquelle tout comportement animal a pour origine un stimulus : le chien agit uniquement par réflexe ou apprentissage. Là encore, il n'est pas question d'un acte par la volonté ou par la pensée.

 

Plus récemment pourtant, les sciences cognitives ont étudié la manière dont les animaux reçoivent des informations, les traitent puis les réutilisent pour résoudre un problème lié à leur environnement. On a ainsi compris que les chiens ont accès aux représentations mentales, ce qui en fait une espèce évoluée. Prenons l'exemple du placard aux biscuits :

Chaque jour, Medor, attiré par une odeur appétissante, ouvre d'un coup de patte assuré la  porte du placard qui renferme ses biscuits préférés. Pour cela, il lui a fallu « enregistrer » l'apparence de la porte : sa poignée ronde, sa forme carrée, ainsi que sa couleur.

Puis un matin, Médor accompagne sa propriétaire en visite chez une amie. Il flaire dans la cuisine l'odeur de biscuits qui provient d'un placard un peu différent du sien : la poignée est longue, la porte plus haute et rectangulaire, et la couleur n'est pas la même. Médor va pourtant réutiliser ses «connaissances» en matière de portes de placards et parvenir à l'ouvrir. Il a su résoudre l'épineux problème de l'ouverture de la porte en s'adaptant à son environnement. Pour autant, peut-on voir en Médor un animal intelligent?

 

Car si à présent, on le place devant un miroir, face à sa propre image, il n'a pas conscience de se voir lui-même. En effet, le chien n'a pas la capacité de se représenter son propre corps, pas plus qu'il n'a conscience de penser. Quand il souffre, il ne pense pas « j'ai mal », même si cela n'enlève rien à sa douleur.


L'idée actuelle est de considérer qu'un être est « intelligent » s'il a accès aux symboles formés par le vocabulaire. Mais peut-être nos chiens ont-ils une forme d'intelligence qui ne requiert pas les mots ?
En ce qui me concerne, je considère qu'un animal qui parvient à résoudre tous les problèmes liés à sa survie est intelligent par définition. Alors oui, mon chien est intelligent, mais à vrai dire s'il ne l'était pas, je ne l'en aimerais pas moins.

 

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5 mars 2009 4 05 /03 /mars /2009 16:42

L'animal est un thème régulièrement abordé dans les manuels scolaires et plébiscité par les enfants. Certaines écoles, soutenues par les élèves et leurs parents, décident d'aller plus loin en accueillant un chien dans leur établissement.

L'animal est un auxiliaire précieux, un médiateur qui permet aux professeurs de mieux soutenir l'enfant en difficulté. Des etudes ont montré que les élèves fragiles communiquent et s'ouvrent davantage au monde extérieur grâce à la présence du chien.

Par ailleurs, les enfants se découvrent la capacité à prendre soin des animaux, ce qui les responsabilise et les valorise. D'un point de vue pédagogique, enfin, ils prennent conscience des changements comportementaux et physiques du chien et peuvent comparer leurs propres capacités physiques par le jeu, la promenade ou la course.


Cependant, n'importe quel animal ne peut convenir à la vie dans une école : de taille moyenne de préférence (les petits chiens sont à éviter), il doit être parfaitement éduqué et socialisé aux humains et à l'enfant particulièrement. Son cadre et son mode de vie doivent être agréables, les périodes de contact avec les élèves alternant avec des moments de repos dans un lieu bien à lui.


En résumé, le chien joue un rôle important dans la vie d'un écolier. Il ne juge pas l'enfant et ne le renvoie pas à ses éventuelles difficultés d'apprentissage. Il lui permet également de développer des compétences inattendues ou parfois inhibées. Le chienformidable vecteur de communication, aide l'enfant à se construire ou à se reconstruire.

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15 janvier 2009 4 15 /01 /janvier /2009 15:07

Un propriétaire m'assurait récemment que son chiot était dominant, car il refusait de lui obéir. Il s'obligeait à lui parler très sèchement et allait même parfois jusqu'à le rudoyer parce qu'on lui avait promis que c'était l'unique moyen de s'en faire obéir. Cette situation le rendait très malheureux car il avait l'impression, à juste titre, de maltraiter son petit compagnon. Le mythe de la (pseudo)dominance fait en effet des ravages, et une certaine littérature véhicule tout un tas d'idées reçues : votre chien menace, il réclame sa gamelle, il grogne sur le canapé? Fichtre, il vous domine ! Il ne vous obéit pas, il aboie, urine à la maison? Attention à vous, il se prend pour le «chef de meute» !

Soyons clair : les comportements gênants de nos compagnons à 4 pattes sont souvent mis sur le dos de la «dominance», parce que c'est une explication facile. Il faut dire aussi que notre relation avec les canidés est basée depuis des millénaires sur notre domination (qui n'est pas la dominance !). Le chien vit à nos côtés parce que nous le voulons bien et sa vie reste entre nos mains. C'est une bien mauvaise tradition que de le soumette par la force, mais c'est tellement flatteur pour son propriétaire !


Pourtant,une meute est constituée d'individus de la MÊME espèce. Il n'existe donc pas de relations de hiérarchie entre l'Homme et son chien, qui soit dit en passant, est suffisamment intelligent pour faire la différence entre sa propre espèce et la nôtre.

Retirer sa gamelle à Medor pour lui montrer que c'est vous le «dominant» ou le plaquer violemment au sol pour l'obliger à se soumettre ne signifie donc rien pour lui. Au mieux, il se laisse faire, au pire il agresse par peur ou incompréhension...et il a raison !

Si nous ne sommes ni des chefs de meutes, ni des dominants pour nos chiens, nous devons bien évidemment avoir de l'autorité sur eux. Il s'agit aussi de les considérer comme des individus d'une autre espèce que la nôtre, qui communiquent et s'expriment différemment.


Mon client, quant à lui, n'avait jamais pensé que son très jeune compagnon ne le comprenait peut-être pas. La situation s'est nettement améliorée dès qu'il a cessé de le réprimander à tout bout de champs. Et une visite chez le vétérinaire lui a appris que le chiot était...sourd.

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25 décembre 2008 4 25 /12 /décembre /2008 15:57

«Il était une fois, il n'y a pas si longtemps, un vieux beagle qui s'appelait Léon. C'était un chien lunaire, un peu immature et sacrément optimiste, recueilli par de braves gens qui l'avaient trouvé errant dans la campagne. Très vite, Léon prit ses aises à la maison : il se servait à la table de ses hôtes sans que l'on pût l'en dissuader et se soulageait où bon lui semblait. Pis, l'impudent montait sur le canapé et les lits bien confortables !

C'est alors que le diagnostic tomba : Léon était un «dominant».

Décision fut prise de le ramener à la raison avec force remontrances et quelques coups bien sentis par-ci par- là. Mais rien n'y faisait, Léon dominait toujours. Son sens de la provocation culmina le jour où il mordit son maître qui venait de lui infliger une sanction un peu trop appuyée. C'en était trop d'humiliations pour ses pauvres propriétaires qui décidèrent de s'en séparer de la plus cruelle des façons. Mais, dans la voiture qui le conduisait vers son funeste destin, Léon remuait encore la queue. A coup sûr, l'ultime défi d'un chien vraiment trop dominant !»


L' histoire fictive de Léon, un chien absolument pas «dominant», mais qui avait juste besoin d'être éduqué, est celle de bien des animaux incompris de leurs maîtres. Le mythe de la pseudo-dominance véhicule une image fausse de nos compagnons à 4 pattes, qui seraient pour l'Homme des êtres menaçants que l'on doit soumettre pour s'en faire respecter.

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9 décembre 2008 2 09 /12 /décembre /2008 17:14

Dans une interview accordée récemment à un magazine féminin, l'éthologiste Boris Cyrulnik parlait de la mort de nos animaux de compagnie comme d'un véritable deuil. En tant que membres de la famille, nos chiens partagent en effet nos joies, ils recueillent nos peines et gardent pour eux nos secrets sans jamais nous juger. Boris Cyrulnik ajoute que certaines tribus sud-américaines organisent même de véritables funérailles pour leurs compagnons à 4 pattes, considérés comme «des petits frères». Dans nos sociétés occidentales, il est en revanche mal vu de pleurer la mort de son chien et c'est souvent en cachette que l'on exprime son chagrin. Il est toujours assimilé à un être inférieur, donc indigne d'être regretté. Un de mes amis me confiait récemment au sujet de son chien disparu : « Je ne devrais pas, c'est idiot je le sais, mais j'ai vraiment beaucoup de peine, il me manque terriblement. Pourtant, je n'en parle pas, car on ne me comprendrait pas ».
Perdre son animal est une grande douleur pour celui qui l'a aimé, c'est une épreuve à traverser, sans en avoir honte : parce que j'ai aimé mon chien, j'ai le droit d'être triste et de le pleurer.

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18 novembre 2008 2 18 /11 /novembre /2008 15:52

La France se classe parmi les tout premiers pays européens en matière d'expérimentation sur les chiens, utilisés pour la plupart dans des laboratoires privés. Sous l'impulsion d'associations* de protection animale, certains établissements acceptent désormais de réhabiliter des animaux sains arrivés en fin de protocole. Pour ceux-là, une nouvelle vie bien méritée commence...


Adopter un chien issu de l'expérimentation, c'est d'abord accepter ses différences : réservé, craintif (il souffre souvent du Syndrôme du Chenil, un trouble du comportement qui se développe chez les chiens insuffisamment stimulés durant leur prime enfance) et malpropre les premiers jours. Un peu de patience et de compréhension suffisent à aider l'animal à prendre confiance.
Passée cette phase d'adaptation, les adoptants que j'ai rencontrés dans le cadre d'un suivi comportemental se disent tous ravis de leur nouveau compagnon, et les comportements gênants régressent, voire disparaissent. Même plusieurs années après l'adoption, les progrès sont parfois spectaculaires.
Les propriétaires parlent tous de leur chien avec une tendresse particulière et les décrivent comme des compagnons très affectueux et d'une grande douceur.

En dépit de leur passé difficile, les chiens issus des laboratoires s'adaptent donc parfaitement à une vie de famille.



* Pour en savoir plus : http://graal-defenseanimale.org

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