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6 février 2010 6 06 /02 /février /2010 14:47

Doumia.jpgIl y a 3 semaines, le refuge des Animaux et des Hommes de Bouguenais (44) procède au retrait d'un chien au domicile d'un jeune homme.

La responsable du refuge et une bénévole découvrent alors une jeune golden retriever de 7 mois dans un état effroyable : fracture du crâne, oedème au cou, mâchoire, patte avant et bassin brisés, multiples brûlures sur le corps sans doute infligées par un briquet. Doumia est aussi très maigre et anormalement petite pour son âge. Prostrée, incapable de bouger, le jeune animal est immédiatement transporté chez le vétérinaire le plus proche et placé sous morphine afin de calmer ses souffrances intenses.

Son calvaire durait sans doute depuis des mois.

Aujourd'hui, Doumia va mieux. De puissants anti-inflammatoires ont remplacé la morphine et dès que son état sera stabilisé, elle subira les opérations nécessaires à son rétablissement.


Afin que de tels agissements ne se reproduisent plus, le refuge des Animaux et des Hommes, la SPA de Nantes et de Pornic, la confédération des SPA de France (250 refuges), ainsi que la Fondation 30 Millions d'Amis, se sont constitués partie civile. Le bourreau de la jeune chienne sera donc jugé – sévèrement, espérons-le - dans les mois qui viennent. Mais pour une Doumia sauvée, combien d'autres périssent en silence sous les coups de propriétaires sadiques et détraqués ?


 

Pour signer la pétition en faveur de Doumia : http://lapetition.be/en-ligne/petition-6122.html

Pour faire un don et financer les opérations de Doumia :

Refuge des Animaux et des Hommes

Les Landes Bigot

44340 Bouguenais

02 40 26 90 00

http://www.desanimauxetdeshommes.com

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12 janvier 2010 2 12 /01 /janvier /2010 14:45

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Depuis le 1er janvier 2010, les détenteurs de chiens catégorisés doivent justifier d'un permis de détention. Cette nouvelle loi vise à renforcer les mesures de prévention des morsures en responsabilisant les propriétaires, qui devront désormais soumettre leur animal à une évalution comportementale chez un vétérinaire, puis suivre une formation qui déterminera leur aptitude à posséder un chien dit «dangereux».

 

Si l'idée de fond - protéger les personnes des morsures de chiens – est bonne, le principe même d'une évaluation comportementale est pourtant absurde, puisqu'on ne peut évaluer un comportement, qui, par définition, est labile. En effet, le vétérinaire va juger du comportement de l'animal à un instant T, en décidant s'il est dangereux ou non. C'est comme si votre température du jour déterminait votre température de manière définitive. C'est inepte et c'est nier le fait que le chien va apprendre et évoluer au fil du temps. Cette évalution se déroulera dans un cabinet vétérinaire, un lieu anxiogène pour l'animal, dont le comportement va se modifier en présence d'un observateur. Enfin, et surtout, il est avéré qu'aucune race n'est plus dangereuse qu'une autre.

Les détenteurs de chiens catégorisés se soumettront quant à eux à la formation, mais elle n'empêchera pas certains individus d'acquérir un animal pour de mauvaises raisons.


Manifestement, les politiques qui ont adopté cette loi ne connaissent rien aux chiens. Ils ont confondu vitesse et précipitation en croyant répondre aux inquitudes légitimes des français. Et la stigmatisation insupportable de certaines races masque un phénomène inquiétant : la très grande majorité des chiens qui ont mordu ne sont pas catégorisés.

 


Pour plus d'informations : http://www.against-bsl.eu, Collectif Contre la Catégorisation des Chiens.

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28 novembre 2009 6 28 /11 /novembre /2009 14:16

 

Si le chien est le meilleur ami de l'Homme, il est aussi sa victime silencieuse. La toute puissance de l'humain sur l'animal mène parfois à des abus insupportables, dans l'indifférence quasi générale.


On peut parler de maltraitance lorsque l'animal subit des violences physiques, des négligences lourdes (privation de soins, boisson et nourriture, d'un abri, attache à longueur de journée), mais également des sévices psychologiques.

Certains chiens ont le bassin brisé par les coups de bâtons, restent enfermés pendant des années dans une boîte de transport, d'autres sont tellement maigres qu'ils ne peuvent plus se lever. Si on parvient à les sauver, ils conservent parfois de lourdes séquelles physiques.

Les conséquences sur le comportement peuvent être sévères : des chiens agressent dès que l'on tente de les toucher, de s'en approcher, voire même si on les fixent du regard. Ils peuvent souffrir de coprophagie (ingestion des selles), souvent parce que leur maître sanctionnait de manière brutale leur malpropreté, fuir les contacts ou alors se recroqueviller, prêts à subir. Ils produisent parfois des comportements autocentrés : ils se lèchent frénétiquement, s'arrachent les poils ou se mutilent la queue. Tous ont en commun une souffrance intense qu'ils tentent d'évacuer par n'importe quel moyen.

Si vous choisissez d'adopter un animal maltraité, soyez patient. Votre nouveau compagnon a subi un traumatisme et il lui faudra du temps pour reprendre confiance en l'humain. Ne le forcez pas au contact et laissez-le en paix. Le chien est un animal social et curieux, c'est de lui-même qu'il viendra à vous. Laissez-lui un accès permanent au jardin ou à une pièce où il pourra se réfugier en cas d'inquiétude. Enfin, évitez de trop le choyer, pensant «compenser» ses moments de malheur. Restez chaleureux et naturel, présent, mais pas trop.


Les auteurs de maltraitances agissent d'abord par lâcheté sur un être vulnérable, incapable de se défendre. Ils violentent pour se défouler, pour s'assurer de leur toute puissance ou affirmer leur virilité défaillante quand ce sont des hommes. Ce peut être aussi le seul moyen à leur portée intellectuelle pour s'en faire obéir.

La violence s'exerce par des particuliers, mais pas seulement. Chaque année, de puissants laboratoires «consomment» des milliers de chiens sous l'oeil bienveillant de l'Etat. Dans les salles d'expérimentation, on martyrise le coeur léger. Mais là, c'est pas pareil, «c'est pour la bonne cause».

 

 

 

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1 septembre 2009 2 01 /09 /septembre /2009 14:56

Depuis le 27 mai 2009, le loup n'est plus considéré en France comme une espèce en voie d'extinction (JO du 29 mai) et désormais, les préfêts pourront seuls décider de campagnes de «prélèvements».

Depuis toujours, le loup pâtit d'une réputation déplorable et injustifiée (Bête du Gévaudan, dévoreur d'enfants, prédateur cruel et insatiable), car comme toutes les espèces animales, il lutte uniquement pour sa survie. Des cas d'attaques sur les humains sont certes avérés, mais elle se sont déroulées dans des conditions écologiques bien particulières, notamment dans des parcs où l'animal avait perdu sa peur naturel des humains. Il reste, par ailleurs, nettement moins dangereux que d'autres espèces, tels le grizzli ou le tigre.

Alors qu'il avait disparu de notre territoire, son retour naturel fait de plus en plus grincer les dents des «anti-loups». L'Italie et l'Espagne, dont les populations lupines sont plus importantes encore, ont pourtant su se donner les moyens d'une cohabitation pacifique, en accord avec les activités pastorales.

Le prélèvement de loups est en effet un acte grave qui peut mettre en péril une meute entière s'il vise particulièrement le couple alpha, qui assure à lui seul la survie du groupe.

 

Si l'on admet donc que le loup n'est pas un prédateur direct pour l'homme, il représente pourtant une menace économique. Est-ce pour autant un argument suffisant pour revendiquer sa chasse et lui livrer une lutte acharnée?

Ses ennemis, en tout cas, «veulent sa peau». Ils l'auront sans doute, car de tous les prédateurs, l'Homme est bien le plus grand.

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19 mai 2009 2 19 /05 /mai /2009 14:54

Le 5 mai dernier, le Parlement Européen a majoritairement rejeté la proposition de modification de la Directive 86/609 qui réglemente l'expérimentation animale dans l'Union Européenne. Pourtant, un sondage récent révèle que 84% des personnes interrogées souhaitent l'arrêt des expériences douloureuses sur les animaux.

Dans sa forme actuelle, la Directive 86/609, qui date de 1986, est en effet inapplicable et n'encourage pas suffisamment le recours aux méthodes substitutives. En voici quelques exemples :


L'article 5 estime que la taille des cages des chiens de laboratoires doit varier entre 0,5m² et 2m² selon leur poids, sans tenir compte des besoins des individus ni des spécificités physiques de certaines races. Il est pourtant avéré que le confinement et le manque d'exercice génèrent des comportements inadaptés.

Par ailleurs, l'article 7.2 ajoute «qu'il ne sera pas effectué d'expérience s'il existe une possibilité raisonnable et pratique d'avoir recours à une autre méthode», mais il ne précise pas la signification des termes «raisonnable» et «pratique», laissés à la libre interprétation des scientifiques.

Le texte prévoit, en outre, que «toute expérience sera conçue pour éviter aux animaux utilisés toute angoisse et douleur ou souffrance inutile», sauf dans les cas où «l'anesthésie est incompatible avec les buts de l'expérience». Là encore, le choix de la souffrance, jugée «utile» ou pas, est laissé au bon vouloir des expérimentateurs.

L'article 9.3.6 admet pourtant qu'un animal qui souffre trop «doit être sacrifié le plus tôt possible et selon une méthode humaine». Mais il ne dit pas comment ce «plus tôt» doit être évalué, ni par qui, pas plus qu'il ne précise ce qu'est une méthode «humaine».

Enfin, la Directive autorise la «livraison» et l'utilisation de chiots non sevrés. Pourtant, séparés trop tôt de leur mère, mal socialisés et insuffisamment sociabilisés, ils subissent d'intenses souffrances psychologiques. S'ils parviennent à l'âge adulte, ils seront l'objet de troubles du comportement irreversibles (Syndrôme du Chenil).


On le voit donc, les termes flous, ambigüs, le manque de respect à l'égard de l'animal, mais aussi les progrès techniques et éthologiques de ces dernières années rendent la Directive 86/609 inapplicable.


La question n'est pas de savoir si l'expérimentation animale est utile ou pas d'un point de vue scientifique. Car bien avant la Science, c'est la Morale, la Philosophie et l'Ethique qui ont fait de nos sociétés tribales de grandes cultures. Malheureusement, le Parlement Européen lui, n'a que faire de la morale...

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29 juillet 2008 2 29 /07 /juillet /2008 15:29

La semaine dernière, un journal télévisé a diffusé un reportage consacré à l'accueil de jeunes bénévoles dans un refuge animalier. Ils étaient certainement de bonne volonté et sensibles à la cause animale, mais on les voyait promener des chiens en tirant violemment la laisse pour leur apprendre à ne pas tirer, sur les conseils d'un éducateur.

Il est vrai que certains chiens sont abandonnés sans avoir été éduqués, ce qui peut être un handicap pour leur placement, surtout lorsqu'il s'agit de races puissantes : il sautent, tirent en laisse, n'obéissent pas ou mordillent d'excitation. Pour un refuge, c'est une raison importante pour les faire éduquer un peu, ce que je comprends. Ce que je comprends nettement moins, c'est qu'un refuge devienne un lieu d'éducation employant des méthodes pas franchement ludiques, voire douloureuses pour l'animal.

 

Un refuge est pour le chien un lieu anxiogène qui n'est pas adapté à l'éducation, car il est difficile d'y gérer stress et nervosité. Une fois adopté, dans la chaleur et la quiétude d'un foyer aimant, les émotions de l'animal se transformeront vite en sérénité. Alors, il sera envisageable de prendre quelques cours d'éducation si cela est nécessaire. Laissons donc les chiens abandonnés se promener tranquillement et flairer à loisir. Offrons-leur quelques minutes sans  contraintes.
Mais bon, ce n'est que mon humble avis...

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26 juin 2008 4 26 /06 /juin /2008 17:38

Les Rencontres Animal et Société organisées par le Ministère de l'Agriculture s'achèveront à la fin de ce mois, avec la remise au Gouvernement d'un rapport consacré au statut de l'animal. Alors, nos chiens auront-ils bientôt les mêmes droits que leurs maîtres ?

Le Code Napoléon considère l'animal comme un bien meuble, puisque «sont meubles par leur nature les animaux et les corps qui peuvent se transporter d'un lieu à un autre, soit qu'ils se meuvent par eux-mêmes, soit qu'ils ne puissent changer de place que par l'effet d'une force étrangère». Voilà qui est dit : notre ami à 4 pattes serait donc une chose décervelée qui ne bénéficie d'aucun droit particulier.

Pourtant, le Code Pénal, un peu plus audacieux, prévoit que «le fait d'exercer publiquement ou non, un acte de cruauté envers un animal domestique ou apprivoisé, ou tenu en captivité, est puni de 2 ans d'emprisonnement et de 30000 euros d'amende». Ces deux articles illustrent l'ambiguité juridique relative à la question animale. Pourtant, il est urgent d'offrir un statut digne de ce nom à nos chiens, qui rappelons-le, sont des êtres sensibles, doués d'émotions et dotés de capacités cognitives développées : tremble Descartes, nos bêtes sont tout sauf bêtes !

La tâche sera donc ardue et bien délicate pour ce groupe de travail, qui devra notamment définir les bases d'attribution d'un tel statut. Y aura-t-il d'ailleurs un ou plusieurs statuts adaptés à chaque espèce et à leur utilisation ?

Les amis des animaux, dont je fais partie, portent beaucoup d'espoir dans ce rapport qui permettra peut-être de mieux protéger l'animal, et de le respecter enfin.

http://www.animaletsociete.com

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17 juin 2008 2 17 /06 /juin /2008 16:28

Selon un récent sondage réalisé par l'institut BVA pour le compte de la Fondation 30 Millions d'Amis, 85% des propriétaires qui abandonnent leur chien se désintéressent de son sort.

C'est le syndrôme de l'animal kleenex : L'Homme n'a jamais été aussi proche du chien mais paradoxalement, il peut s'en séparer sans le moindre état d'âme. Comme une coquette qui jetterait un sac à main démodé ou un conducteur qui se séparerait de sa voiture devenue trop encombrante, trop gourmande en essence ou qui ne répond plus aux canons de la mode automobile.

Pour les chiens, c'est pareil. Parce que telle race n'est plus à la mode, tel animal est devenu trop grand, trop gourmand, trop envahissant, parce qu'on ne sait qu'en faire à l'approche des vacances, alors il n'attendrit plus. C'est aussi le cas du chien qui ne comprend plus ses maîtres ou son environnement et qui exprime son mal être par des comportements inadaptés (morsures, malpropreté, destructions) : sans plus se poser de questions, on s'en sépare, parce que forcément cela ne peut venir que du chien !

La même étude révèle que 42% des chiens recueillis par les refuges ont subi des mauvais traitements. Traumatisés, en perte de confiance et de repères, ils agressent parfois leurs sauveurs, car ils ne connaissent que la violence des humains. Dans des refuges surpeuplés, des bénévoles essaient tant bien que mal de leur redonner foi en l'Homme.

La vérité, c'est que notre viel ami le chien, notre compagnon fidèle, est victime de notre irresponsabilité et de nos inconstances.

 Dis-moi comment tu traites ton chien et je saurai qui tu es !

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