Vous
avez été 43 à répondre à mon sondage du 13 octobre et je vous en remercie.
Vos réponses à la question «Selon vous, quelle est la qualité principale de votre chien ?» ont été variées, émouvantes parfois, et reflètent la place croissante du chien à nos côtés.
La qualité la plus souvent admise est l'affection qu'il nous porte (16 réponses). Depuis la seconde partie du XXème siècle, le rôle du chien dans notre société à connu une profonde mutation. Autrefois apprécié pour ses talents de gardien ou de chasseur, il devait être utile, c'était un animal domestique. Aujourd'hui, nos relations avec lui sont basées sur l'attachement mutuel, puisqu'il fait partie de la famille et vit souvent dans la maison : il est devenu un animal familier.
8 personnes admirent ensuite la fidélité de leur compagnon. L'image du chien fidèle, dévoué à son maitre, reste très affirmée et une marque de pâtée pour chiens porte d'ailleurs le même nom.
Puis, vient la sociabilité (7 personnes). Un chien sympa avec tout le monde, qui interagit bien avec son environnement et qui s'adapte à toute les situations est un compagnon apprécié. Cette qualité, basée sur la relation aux autres, va de pair avec «l'affection».
Pour 5 personnes, l'obéissance reste néanmoins un point important, car elle permet au maître - parfois peu sûr de lui ou de son chien - de s'assurer du contrôle de son animal et de s'en faire respecter. Comme la fidélité, l'obéissance est une qualité traditionnelle du chien.
Enfin, viennent des réponses uniques : la patience, la complicité, la douceur, l'attention, la gentillesse, la bienveillance et la gaieté.
En vérité, il existerait presque autant de réponses que de maîtres... et de chiens. Les qualités de nos compagnons reflètent souvent nos propres attentes et nos espoirs, qui eux-mêmes sont issus de notre mode de vie ou de notre éducation.
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Les
premiers jeux entre chiots apparaissent vers l'âge de 3-4 semaines, lorsque le petit animal est capable de se tenir sur ses 4 pattes. Le jeu est une étape importante du processus de
sociabilisation intraspécifique (la familiarisation à sa propre espèce), car il permet au jeune chien de vérifier quels comportements et postures sont acceptables ou pas pour ses
congénères.
La vieillesse est
une période délicate de la vie du chien qui requiert de la part de son maître un peu plus d'attentions. On considère généralement que les grands chiens entrent dans la vieillesse vers l'âge de 7
ou 8 ans, tandis que les petites races vers les 9 -10 ans.
L'animal est
un thème régulièrement abordé dans les manuels scolaires et
Un propriétaire
m'assurait récemment que son chiot était dominant, car il refusait de lui obéir. Il s'obligeait à lui parler très sèchement et allait même parfois jusqu'à le rudoyer parce qu'on lui avait promis
que c'était l'unique moyen de s'en faire obéir. Cette situation le rendait très malheureux car il avait l'impression, à juste titre, de maltraiter son petit compagnon. Le mythe de la
(pseudo)dominance fait en effet des ravages, et une certaine littérature véhicule tout un tas d'idées reçues : votre chien menace, il réclame sa gamelle, il grogne sur le canapé? Fichtre, il vous
domine ! Il ne vous obéit pas, il aboie, urine à la maison? Attention à vous, il se prend pour le «chef de meute» !
«Il était
une fois, il n'y a pas si longtemps, un vieux beagle qui s'appelait Léon. C'était un chien lunaire, un peu immature et sacrément optimiste, recueilli par de braves gens qui
l'avaient trouvé errant dans la campagne. Très vite, Léon prit ses aises à la maison : il se servait à la table de ses hôtes sans que l'on pût l'en dissuader et se soulageait où bon lui
semblait. Pis, l'impudent montait sur le canapé et les lits bien confortables !
Dans
une interview accordée récemment à un magazine féminin, l'éthologiste Boris Cyrulnik parlait de la mort de nos animaux de compagnie comme d'un véritable deuil. En tant que membres de la famille,
nos chiens partagent en effet nos joies, ils recueillent nos peines et gardent pour eux nos secrets sans jamais nous juger. Boris Cyrulnik ajoute que certaines tribus sud-américaines organisent
même de véritables funérailles pour leurs compagnons à 4 pattes, considérés comme «des petits frères». Dans nos sociétés occidentales, il est en revanche mal vu de pleurer la mort de son chien et
c'est souvent en cachette que l'on exprime son chagrin. Il est toujours assimilé à un être inférieur, donc indigne d'être regretté. Un de mes amis me confiait récemment au sujet de son chien
disparu : « Je ne devrais pas, c'est idiot je le sais, mais j'ai vraiment beaucoup de peine, il me manque terriblement. Pourtant, je n'en parle pas, car on ne me comprendrait
pas ».
La France se
classe parmi les tout premiers pays européens en matière d'expérimentation sur les chiens, utilisés pour la plupart dans des laboratoires privés. Sous l'impulsion d'associations* de protection
animale, certains établissements acceptent désormais de réhabiliter des animaux sains arrivés en fin de protocole. Pour ceux-là, une nouvelle vie bien méritée commence...